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Padmasana - posture du lotus – upasana avancé
L’upasana n’est pas exclusivement la méditation, mais une forme courante d’upasana est la méditation.
De la même manière qu’il existe un rituel du sommeil, il y a un protocole bien défini pour la méditation. Vous ne dormez pas généralement n’importe où et n’importe comment. Au contraire, vous dormez dans un lit confortable et propre dans une chambre réservée à cette fin et à des heures régulières, de préférence. La règle d’or de la méditation est la régularité. Si vous êtes déjà à l’aise dans une pratique spirituelle bien établie, ce qui suit ne peut vous intéresser. Si, au contraire, vous souffrez d’un certain mal de vivre, vous trouverez peut-être ici la clé de l’énigme.
Padmasana est la posture royale de méditation. Impressionnante et aussi difficile à atteindre et à conserver. Comme toutes les autres postures de yoga, elle est douloureuse au début mais bienfaisante lorsqu’on la maîtrise. C’est une posture scientifique qui permet d’élever l’âme tout en étant bénéfique pour le corps et le mental.
Vous vous voyez sans doute déjà dans cet état de béatitude en position de lotus (padmasana) aux heures bienheureuses de brahmamuhurta, période de l’aube, bénie entre toutes. Aussi simple que cela puisse paraître, ceci n’a rien de facile. Non seulement pour les moins jeunes, mais généralement pour quiconque n’étant pas de culture védique, n’a pas été initié en bas âge. Essayez pour voir. Les articulations sont scellées et la douleur ressentie est intense.
Armez vous de courage, patience et détermination et … surtout d’un bon coussin.
On doit reconnaître à Mahesh Maharishi Yogi le mérite d’avoir introduit la méditation en Occident, au cours de la seconde moitié du vingtième siècle, sous la marque de commerce de “méditation transcendentale”. Il a suffi d’apposer une étiquette à une pratique millénaire et voilà c’était parti. À partir de cet exemple commercial et culturel, de nombreuses autres méthodes de méditation ont pris leur place au soleil.
Toute méditation est transcendentale. La méditation vise à atteindre les niveaux supérieurs du mental et de descendre au plus profond de l’être, un procédé qui permet d’atteindre le divin et c’est l’upasana. Certains témoignent de grandes expériences spirituelles, d’autres se relaxent tout simplement. On enseigne et recommande la méditation à des fins d’abord thérapeutiques pour calmer le mental, soulager du stress et atteindre une sorte de contentement qui soigne des âffres de la dépression. Il y aurait beaucoup plus à dire mais cela dépasse largement les paramètres de nos compétences et de nos objectifs.
La méditation est un premier pas dans une démarche d’auto-guérison et de maîtrise de la vie. Commencez par quelques minutes et augmentez le temps au fur et à mesure de votre résistance. Ne tentez pas padmasana à la première séance à moins d’être très souple. Choisissez une position confortable. Il vous sera très difficile de vous concentrer si la douleur vous tenaille. Si vous ne pouvez vous asseoir par terre, au moins en position de tailleur, asseoyez-vous sur une chaise. Il faut garder le dos droit pour que l’énergie circule bien le long de la colonne vertébrale, les épaules détendues, les mains posées sur les cuisses. On commence par régulariser son souffle, on observe ses pensées. Telle est la marche à suivre très générale. On peut ajouter des variantes comme la récitation d’un mantra, l’écoute d’une musique spirituelle ou d’un commentaire positivant.
Il existe une myriade de façons de méditer, autant de méthodes que de méditants. Les uns méditent n’importe où, dans le bruit et même dans la foule, les yeux ouverts ou fermés; d’autres se retirent dans un endroit propice, silencieux et désert. Votre façon de méditer dépend de vous. On peut chercher et trouver un maître spirituel et se réfugier dans l’une ou l’autre des nombreuses traditions vivantes dans le monde actuel. On peut apprendre à méditer ici ou là. On peut aussi mettre au point sa propre méthode. Au demeurant, mieux vaut méditer que de ne pas méditer.
De l’avis général, la régularité est la règle d’or de la méditation ainsi que nous l’avons déjà affirmé. Réservez à cette fin une période dans votre emploi du temps et prévoyez un espace dans votre intérieur. Il faut mieux méditer le ventre vide et lorsqu’on est frais et dispos, le matin, et aussi en soirée pour calmer des préoccupations quotidiennes et préparer à une bonne nuit de sommeil.
Pourquoi la régularité (même heure, même place) est-elle si importante?
D’abord l’heure. Parce qu’il importe de s’astreindre à une discipline. Sans discipline, on n’arrive à rien, ni dans le monde spirituel, ni dans le monde matériel. Le succès n’est généralement pas le fruit du hasard. Dans une routine bien établie où une période est allouée à la méditation, le corps et l’esprit deviennent des éléments dociles dans un rouage harmonieux. La méditation devient un moment joyeux de l’existence, une fête que l’on attend avec impatience. Néanmoins, votre égo, qui est toujours vigilant, veillera à semer des embûches sur votre voie méditative…
Ensuite l’endroit. Il importe d’avoir un endroit réservé à l’upasana comme un petit sanctuaire, un autel. Cet emplacement deviendra avec le temps un espace de joie, de calme, de paix, d’énergie, de vibrations positives comme un temple. Votre pratique spirituelle suffira à transformer cet espace. De vous y retrouver quotidiennement vous permettra d’atteindre de grands moments de joie en votre propre compagnie en présence plus consciente de votre moi supérieur.

Une simple bougie allumée peut signifier votre désir d’union avec le divin, d’élévation de l’âme qui est le but de l’upasana.